"Le salaire de la peur" est un film magnifique de Clouzot de 1953 dont l'action se déroule au Guatemala avec Y.
Montant et C. Vanel. Un retournement de situation s'effectue tout au long du film où l'on voit qui finalement est le "dur".
Cecit étant dit, nous sommes presque tous égaux devant cette commune nécessité où nous nous trouvons de devoir travailler pour avoir de l'argent. "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front", a
ordonné l'Eternel sans préciser quelle serait la quantité de pain ni le volume de la transpiration à fournir en contrepartie. Car l'inégalité commence avec la somme d'argent reçue par chacun en
échange de son travail. Ce que les économistes nomment l'éventail des salaires est plus ou moins accentuée selon les pays.
En France, que l'on classe volontiers parmi les pays les moins égalitaires, la
différence s'accroît encore avec le vocabulaire. Il existe chez nous un nombre impressionnant de mots qui ont comme dénominateur commun l'argent.
- un employée touche des appointements,
- un fonctionnaire un traitement,
- un officier ministériel perçoit des émoluments,
- un médecin, un avocat, des honoraires,
- un écrivain touche des droits d'auteur,
- un commerçant, des bénéfices,
- un représentant, une commission ou un pourcentage,
- un comédien, un cachet,
- un propriétaire, un loyer,
- un mendiant reçoit des aumônes,
- le curée perçoit le denier du culte,
- la mère de famille des allocations,
- l'épargnant touche une rente,
- une vielle personne, une retraite,
- une travail à durée déterminée entraîne une vacation,
- un militaire reçoit une solde,
- un administrateur de société perçoit des jetons de présence.
- et un trader des P.V.
Le mot qui pourrait convenir à la plupart des cas serait le mot "salaire" dont l'étymologie nous rappelle les temps lointains où l'homme travaillait pour gagner son sel, cette denrée indispensable
et rare.
Voici, quelques appellations argotiques qui ont été employées depuis un siècle pour désigner l'argent en général.
L'artiche, l'as, les balles, le beurre, les biftons, la blanquette, la braise, le carbure, le carme, la douille, le flouze, la frapiche, la galette, la galtouse, le gibe, le grisbi, la graisse.
Mais aussi : du love, l'oseille, l'osier, les pépettes, du pèze, des picaillons, des radis, des ronds, le Saint Fric, les talbins, les thunes, le trèfle.
Petit défis pour les insomniaques.
- Sachant que le lingot d'or s'appelle aussi un quart de beurre.
- Sachant que deux thunes ou une demi-cigue valent dix francs.
Combien faut-il de Roros (€uros) et de thunes pour offrir à Pascal deux demis-quart de beurre afin de faciliter la cuisson des crèpes, car c'est bientôt la saison ? Ceci au cours le
plus récent, évidemment...
Sources : "Au bonheur des mots" C. Gagnère
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