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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 10:38

Bonjour à tous et excellente rentrée 2010.

Nous connaissons tous le lait UHT. Il est obtenu en portant le lait instantanément à une température très élevée (140 à 150 °C) pendant 2 à 5 secondes puis en le refroidissant tout aussi rapidement. U, H et T sont les initiales de "Upérisation à Haute Température" (ou, par influence de l'acronyme anglais, "ultra-haute température"). Le procédé qui est une stérilisation tue tous les micro-organismes et inactive la plus grande partie des enzymes présentes dans le lait, et la très courte durée de traitement permet de n'altérer que faiblement la valeur nutritive du lait et modérément son goût. Source wiki.

Le H.F.T, c'est exactement la même chose, sauf que les micro-organismes dans le domaine du trading, c'est nous...

Speed.jpg

Connue sous le nom de "transactions à hautes fréquences" (ou "High Frequency Trading" - HFT), l'utilisation d'algorithmes complexes qui analysent l'état des marchés à la vitesse de la lumière représente actuellement plus de la moitié des transactions quotidiennes sur les plateformes boursières américaines.
La centaine de sociétés discrètes, souvent secrètes, spécialisées dans ce type d'échanges, ont été poussées sur le devant de la scène à la suite du krach éclair du 6 mai dernier, au cours duquel l'indice vedette U.S. Dow Jones s'était retrouvé en baisse de près de 1.000 points, soit plus de 9%, en quelques minutes.

Bien que les raisons de cette déroute soient toujours à l'étude, le blâme s'est rapidement porté sur des marchés où les échanges automatisés dominent.

La Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, doit publier dans les semaines à venir son rapport sur le krach, qui devrait contenir des mesures destinées à encadrer davantage ces méthodes. Selon leurs détracteurs, les sociétés qui emploient ces techniques empochent des bénéfices en doublant les autres intervenants, et agissent de manière irresponsable sur des marchés où elles ne sont pas régulées, certaines n'étant même pas enregistrées comme sociétés de courtage.
A l'inverse, pour les défenseurs de la méthode, l'informatisation des échanges, omniprésente depuis les années 1980, a amélioré la stabilité, la précision et la vitesse des plateformes financières en permettant l'analyse simultanée de plusieurs marchés.

Les transactions à haute fréquence représentent un volume dix fois supérieur en 2009 à ce qu'il était dix ans plus tôt, avec une moyenne de 9,8 milliards d'actions échangées quotidiennement pour des ordres exécutés au millionième de seconde.
Elles n'ont toutefois généré qu'un "modeste" profit de 21 milliards de dollars sur l'année 2008, selon certaines estimations.

Touche-panique.png L'un des éléments clé du krach éclair est, selon certains, que les ordinateurs programmés pour ces transactions ultra-rapides ont automatiquement arrêté les opérations au début de la dégringolade, asséchant la liquidité sur le marché et accélérant la chute.
Une autre méthode de ces sociétés, consiste à annuler dans les millisecondes qui suivent une grande partie des ordres massifs passés par les ordinateurs. Cela provoque des mouvements de quelques fractions de cents sur le prix d'un titre, qui suffisent aux courtiers pour encaisser des milliers de dollars par transaction.

Vous vouliez parler éthique ? Vous avez donc besoin d'aide.
Appelez le service des urgences psychiatriques.
C'est mieux...

 

 

* T.T.T. : Tu Te Tais !

Par Cvital - Publié dans : info générale
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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 17:36
Bonjour,
Cette citation d'Aldous Huxley me semble remarquablement juste. Nous sommes nombreux à être des spécialistes de l'évitement. Notre négligence et notre défection sur certains sujets reste tenace, et dure encore...
Il faudra juste accepter les conséquences de notre absentéisme répété et de notre conscience taille XS.
Voici une chtite vidéo très bien réalisée que je souhaite vous proposer.

 

Copier-cloner

Ca, c'est fait.

Sinon, pour cette période estivale, j'ai à disposition quelques citations de Confucius, il me semble... J'espère que chacun y trouvera une accroche pour une intime réflexion personnelle.

"Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence à enlever les petites pierres".


"L'archer a un point commun avec l'homme de bien : quand sa flèche n'atteint pas le centre de la cible, il en cherche la cause en lui-même".
 

"L'homme de bien ne demande rien qu'à lui même ; l'homme de peu demande tout aux autres".

"Ne vous souciez pas de n'être pas remarqué, cherchez plutôt à faire quelque chose de remarquable".
Perso, j'ai choisi d'arrêter le pain avec les pâtes, c'est bien pour commencer, non ?

Côté plus terre à terre, en cette fin du mois de juillet 2010, le CAC 40 français est à 3 654, le Dow Jones U.S. à 10 472, l'€uro à 1.3045 US $, le Baril de pétrole à 77.7 US$ et l'once d'Or à 1 175 US$.

Côté plus léger, l'univers avait une chance sur 200 milliards pour que le Big Bang ait lieu, nous avions une chance sur plusieurs trillions de naître !
C'était juste une autre vision de la journée...


Bonnes vacances à tous.

Par Cvital - Publié dans : info générale
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 23:56

Un trader fait perdre 10 millions de dollars à son employeur.

Le courtier Stephen Perkins qui avaient acheté quasiment 30% de la production totale de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole sous l'emprise de l'alcool a été jugé le 30 juin 2010.
Steven Perkins, courtier en pétrole pour l'enseigne PVM Oil Futures, avait acheté sous l'emprise de l'alcool 7,125 millions de barils de pétrole, l'équivalent pour ainsi dire du tiers de la production totale de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. Entre le 29 et le 30 juin 2009, l'homme avait réalisé  une spéculation massive de 500 millions de dollars (409,4 millions de dollars) depuis son domicile avec son ordinateur portable sous l'emprise de l'alcool. Ces positions, qui ont été ensuite clôturées, ont entraîné une perte d'un peu moins 10 millions de dollars (7,3 millions d'euros).

OIL.jpg Selon le Financial Times qui a révélé l'affaire, le volume d'échange non autorisé portait sur 9.000 lots (9 millions de barils) de brut Brent de la mer du Nord. Une quantité bien plus importante que la normale à ce moment de la journée. D'où la réaction immédiate du marché. Le prix du baril a gagné 2 dollars d'un coup, passant de 71 à 73,50 dollars, son niveau le plus élevé depuis huit mois à l'époque. Une hausse surprenante que les spécialistes, dans un premier temps, ont tenté d'expliquer par le contexte géopolitique. Une fois la véritable raison dévoilée, le prix a brutalement chuté. 
Les marchés avaient été pris d'une fièvre qui s'étaient aussitôt calmée lorsque l'employeur avait revendu en catastrophe et à perte les positions accumulées par Steven Perkins.

Le mercredi 30 juin 2010, la Financial Services Authority (FSA), l'autorité des marchés financiers britanniques, a condamné le courtier alcoolique à cinq ans d'interdiction d'exercer et à une lourde amende. Cette affaire a remis sur le tapis la question du rôle de la spéculation dans la volatilité de la matière première la plus échangée.

Cette affaire est le deuxième épisode d'une série de transactions malhonnêtes effectuées sur le marché du pétrole. En mai 2009, un trader de Morgan Stanley se faisait bannir de la City après avoir caché à ses supérieurs des pertes potentielles résultant de positions prises sur le marché sous l'influence de l'alcool.

Tant que ce n'est pas de la coke, ça va... Ouf ! Il ne manquerait plus qu'il y en ait, dans ce milieu là...
Donc : il est des nôootres ! Il trade comme les auuutres ! Hips...

Par Cvital - Publié dans : info générale
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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 17:16

Grâce à ses transactions financières sur les marchés, Goldman Sachs a réalisé en moyenne 25 millions de dollars de profit par jour au premier trimestre. JP Morgan aurait de son côté engrangé 118 millions de dollars chaque jour. 

D’après le Financial Times, les banques américaines en auraient profité tous les jours pour engranger d’énormes bénéfices au premier trimestre. Le journal se base sur un document de la SEC, le gendarme financier américain, pour révéler que Goldman Sachs aurait engrangé au minimum 25 millions de dollars pendant les 63 jours du premier trimestre et aurait même, à 35 reprises, réalisé des profits de 100 millions de dollars. Et donc pas un seul jour de perte. Pas même une petite journée de trading avec une petite perte de 1 ou 2 millions de dollars, juste pour faire montrer qu'ils sont comme tout le monde, ou au moins faire semblant... 
Tous les traders les plus doués, tous les gourous de la finance ont des jours avec et des jours sans. Le but est d'avoir en net plus de jours "avec" que de jours "sans", et de gagner plus les jours "avec" qu'on perd les jours "sans".  

Comment peut on gagner à tous les coups sans exception ? Quand on gagne à tous les coups, soit c'est qu'on n'a que des traders géniaux et performants dans le même laps de temps, soit on triche. Pour cela, il est possible de jouer le rôle de la banque dans le casino, c'est à dire que l'on gagne toujours et que c'est le client qui perd.  

traders.png C'est d'ailleurs la première fois dans l'histoire de la banque d'affaires que cela arrive. Mais Goldman Sachs n’est pas la seule banque d’investissement citée. JP Morgan aurait de son côté encaissé grâce à ses opérations 118 millions de dollars par jour, soit en moyenne 5 millions de dollars pas heure. La performance est d’autant plus notable que la période janvier - février - mars correspond à une période où les marchés étaient nerveux et en proie à une grande volatilité. Ces opérations sur les marchés expliqueraient en grande partie les excellents résultats trimestriels des deux banques. JP Morgan a enregistré un bénéfice net en hausse de 57 % sur une an à 3,3 milliards de dollars. De son côté, Goldman Sachs a annoncé un bénéfice doublé au premier trimestre à 3,3 milliards de dollars également.

De façon plus globale, les 14 plus grosses banques d’investissement ont annoncé un total de 78,8 milliards de dollars de revenus sur les trois premiers mois de l’année. Soit leur meilleur résultat en trois ans.
Du côté des marchés financiers, la Fed commence à s'inquiéter de certaines bizarreries. Elle va par exemple déclencher une enquête pour déterminer si le Flash Trading et les transactions robotisées (2/3 des transactions quotidiennes à Wall Street) pourraient avoir un impact sur la tendance.
Les machines génèrent automatiquement deux tiers des ordres exécutés sur le Nasdaq ou le NYSE... et la Fed se demande si certains mastodontes bancaires dotés d'outils informatiques surpuissants et d'une puissance de frappe financière colossale n'auraient pas été tentés d'agir sur les cours à un moment ou un autre. La FED feindrait-elle la naïveté ?  

Pour information, début juillet, Goldman Sachs faisait intervenir le FBI et les services spéciaux pour enquêter sur le vol de logiciels experts par un des ses anciens salariés passé à la concurrence, un génie des mathématiques expérimentales et des logiciels quantiques. 

Goldman Sachs affirmait que ce genre d'instruments tombant aux mains de personnes mal intentionnées pourrait influencer les cours et déstabiliser les marchés. Il était bien entendu que jamais au grand jamais Goldman n'aurait pu céder à ce genre de tentation. requin.png

Peut-être la Fed considérera-t-elle bientôt que la saturation des carnets par des millions d'ordres automatisés qui déconnectent les cours de toute décision humaine est une évolution naturelle, logique et incontournable du marché : les machines règnent en maître, les gérants de SICAV et de fonds de pension ne font plus que la figuration en termes de volumes... Les équipes de trading commencent à déserter les maisons de courtage centenaires pour intégrer des structures de type hedge funds sur lesquels aucun organisme officiel n'a de pouvoir de régulation.



Après Blackwater, l'armée privée la plus puissante du monde, nous devrions rapidement faire connaissance de : Blacktrader, l'armée d'automates de trading la plus féroce de l'univers.
 
Un bon petit court circuit dans tout ça et Hop ! Tout le monde sera calmé...

Par Cvital - Publié dans : info générale
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 00:05

Récapitulatif chronologique d'une histoire à "rebondissement"...

Acte I 
: Forte baisse à la bourse de New York le 6 mai 2010 
Une erreur de trading dans une grande banque américaine serait à l'origine du plongeon qui a fait perdre jusqu'à 9 % aux trois grands indices boursiers de Wall Street.
La séance a été une nouvelle fois marquée par les craintes des investisseurs concernant d'éventuelles répercussions de la crise grecque sur la reprise économique mondiale. Le décrochage du milieu d'après-midi a rappelé les pires séances de l'automne 2008 au moment de l'éclatement de la crise financière.
Moins de 90 minutes avant la clôture, le Dow Jones a décroché de près de 1.000 points, soit environ 9%. Une chute (la plus forte en points depuis février 2009) qui a déclenché des rumeurs sur de supposés problèmes techniques.
Les échanges automatisés n'en ont pas moins intensifié les tendances à la vente, lorsque se sont déclenchés les programmes élaborés pour vendre les titres à partir d'un certain niveau de baisse. Les ventes ont entraîné d'autres ventes au fur et à mesure que le marché chutait. "Je pense que les machines viennent de prendre le pouvoir. Il n'y a pas beaucoup d'interaction humaine", a déclaré Charlie Smith, responsable des investissements à Fort Pitt Capital Group. "On savait que les échanges automatisés pouvaient nous échapper, et je crois que c'est ce qu'on a vu aujourd'hui".
Cette opération aurait été entrée dans le système par un membre du personnel de la banque Citigroup, selon plusieurs sources.
requin-flash-trading.jpg Selo
n porte-parole de Citigroup a dit que la banque enquêtait sur cette rumeur, mais qu'elle n'avait pour l'heure pas de preuve qu'une transaction erronée ait été passée.
Selon certaines sources, la transaction erronée concernerait des contrats E-Mini, c'est-à-dire des contrats à terme sur indices boursiers négociés sur la plate-forme de transactions Globex du Chicago Mercantile Exchange (CME). La composition des E-Mini est similaire à celle du S&P 500.

"Je peux confirmer que nos marchés ont fonctionné correctement et qu'il n'y a pas eu de problème", a déclaré un porte-parole du CME.
Le marché Nasdaq a indiqué qu'il travaillait avec d'autres marchés pour étudier ce qui s'était passé entre 14h40 et 15h00, au moment du plongeon. Il a dit par la suite qu'il enquêtait sur d'éventuelles transactions erronées concernant plusieurs titres exécutées entre 14h40 et 15h00.

Les écarts de cours très prononcés entre certaines valeurs ont relancé les critiques concernant les transactions ultra-rapides, réalisée à partir d'ordinateurs sophistiqués.
Certains ont dit craindre que les autorités de régulation ne perdent le contrôle des marchés dans un monde de transactions algorithmiques.
"La probabilité que les ordinateurs géants à grande vitesse suscitent de fausses transactions et créent le chaos ont à nouveau refait surface aujourd'hui", a déclaré le sénateur démocrate Edward Kaufman dans un communiqué.
"La bataille pour les algorithmes (...) doit être placée à l'intérieur d'un cadre réglementaire significatif." Edward Kaufman et un autre sénateur démocrate, Mark Warner, demandent que le Congrès enquête sur les causes de la dégringolade des marchés américains, qui, à son point le plus spectaculaire, a vu près de 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière s'envoler en fumée. 
 

Autre version : Une erreur de trading dans une grande banque américaine pourrait être à l'origine du plongeon apprend-on de sources du marché. Cette opération aurait été entrée dans le système par un membre du personnel de la banque Citigroup, selon plusieurs sources. Selon CNBC, citant plusieurs sources anonymes, un trader de l'établissement aurait tapé par erreur "milliards" au lieu de "millions" en passant un ordre sur des actions Procter and Gamble, une valeur phare de l'indice Dow Jones. Un porte-parole de Citigroup a dit que la banque enquêtait sur cette rumeur, mais qu'elle n'avait pour l'heure pas de preuve qu'une transaction erronée ait été passée.
Graphe YM Mini Dow 15 min. 
gros-doigt-060510.png
Acte II : Les transactions à très grande vitesse critiquées
Le marché Nasdaq a indiqué qu'il travaillait avec d'autres marchés pour étudier ce qui s'était passé entre 20 h 40 et 21 heures, au moment du plongeon. Il a dit par la suite qu'il enquêtait sur d'éventuelles transactions erronées concernant plusieurs titres exécutées dans ce laps de temps. Les écarts de cours très prononcés entre certaines valeurs ont relancé les critiques concernant les transactions ultrarapides, réalisées à partir d'ordinateurs sophistiqués.
Certains ont dit craindre que les autorités de régulation ne perdent le contrôle des marchés dans un monde de transactions algorithmiques. "La probabilité que les ordinateurs géants à grande vitesse suscitent de fausses transactions et créent le chaos a à nouveau refait surface aujourd'hui", a déclaré le sénateur démocrate Edward Kaufman dans un communiqué. "La bataille pour les algorithmes (...) doit être placée à l'intérieur d'un cadre réglementaire significatif." Edward Kaufman et un autre sénateur démocrate, Mark Warner, demandent que le Congrès enquête sur les causes de la dégringolade des marchés américains, qui, à son point le plus spectaculaire, a vu près de 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière s'envoler en fumée.


Acte III : Dénouement, c'était eux ! (enfin, il paraît...)

Le mystérieux gros vendeur de contrats à terme pendant le plongeon des Bourses américaines le 6 mai n'était pas un "hedge fund" ou un spécialiste du trading à haute fréquence, comme le soupçonnaient de nombreux observateurs, mais la société de gestion Waddell & Reed Financial, selon un document que s'est procuré Reuters.

Waddel a passé le 6 mai un ordre important de contrats "e-mini" pendant les 20 minutes durant lesquelles Wall Street a plongé et effacé jusqu'à près de 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, explique ce document interne de l'opérateur de marchés à terme CME Group.
Les régulateurs et les responsables des marchés qui cherchent à établir les causes de ce "mini-krach" ont rapidement concentré leurs investigations sur la vente par Waddell de 75.000 contrats "e-mini", l'un des contrats à terme les plus liquides du monde, qui permet aux investisseurs de gérer leur exposition à l'indice Standard & Poor's 500.
Graphe ES 15 min.
gros-doigt-ES-170510.png

Le document du CME ajoute que la vente par Waddell des 75.000 contrats "a semblé à première vue, constituer une activité anormale".
Waddell a réagi en affirmant n'avoir été que "l'une des plus de 250 sociétés qui ont traité le titre E-mini durant la période de temps pendant laquelle le marché a chuté".
Mardi 11 mai, Gary Gensler, le président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), l'autorité de surveillance des marchés de produits dérivés aux U.S., avait déclaré lors d'une audition au Sénat avoir établi qu'une seule transaction avait représenté à elle seule environ 9% du volume total des "E-minis" pendant le plongeon des indices. Il avait précisé que rien ne permettait de conclure que l'opérateur concerné avait enfreint les règles en passant des ordres de vente.
Il avait ajouté que, selon les données disponibles, les transactions concernées s'inscrivaient dans le cadre d'une stratégie de couverture menée de bonne foi.
Pendant les 20 minutes concernées, 842.541 contrats ont été traités sur les "e-minis", selon le document de CME qui ne précise pas la part de Waddell dans ce volume. (C'est énorme sur une si petite prédiode - voir graphique barres bleues représentants le volume pour chaque période de 15 minutes).


Pour résumé : Tout cela devrait me porter à rire, mais finalement, non.
Nous avons encore une preuve concrête et récente que la finance mondiale est, en ce moment gérée, soit par des automates aux algorithmes délirants et incontrolables, soit par des esprits humains malades, animés par la cupidité et la dissimulation clientéliste.

A part ça, tout va bien.

Par Cvital - Publié dans : info générale
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