Partager l'article ! 100 % de réussite pendant 63 jours, c'est possible ? Ben voui !: Grâce à ses transactions financières sur les marchés, Goldman Sachs a réal ...
1million $ Baby
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Grâce à ses transactions financières sur les marchés, Goldman Sachs a réalisé en moyenne 25 millions de dollars de profit par jour au premier trimestre. JP Morgan aurait de son côté engrangé 118 millions de dollars chaque jour.
D’après le Financial Times, les banques américaines en auraient profité tous les jours pour engranger
d’énormes bénéfices au premier trimestre. Le journal se base sur un document de la SEC, le gendarme financier américain, pour révéler que Goldman Sachs aurait engrangé au minimum 25 millions de
dollars pendant les 63 jours du premier trimestre et aurait même, à 35 reprises, réalisé des profits de 100 millions de dollars. Et donc pas un seul jour de perte. Pas même une petite journée de
trading avec une petite perte de 1 ou 2 millions de dollars, juste pour faire montrer qu'ils sont comme tout le monde, ou au moins faire semblant...
Tous les traders les plus doués, tous les gourous de la finance ont des jours avec et des jours sans. Le but
est d'avoir en net plus de jours "avec" que de jours "sans", et de gagner plus les jours "avec" qu'on perd les jours "sans".
Comment peut on gagner à tous les coups sans exception ? Quand on gagne à tous les coups, soit c'est qu'on n'a que des traders géniaux et performants dans le même laps de temps, soit on triche. Pour cela, il est possible de jouer le rôle de la banque dans le casino, c'est à dire que l'on gagne toujours et que c'est le client qui perd.
C'est d'ailleurs la première fois dans l'histoire de la banque d'affaires que cela arrive. Mais Goldman Sachs n’est pas la seule banque d’investissement citée. JP
Morgan aurait de son côté encaissé grâce à ses opérations 118 millions de dollars par jour, soit en moyenne 5 millions de dollars pas heure. La performance est d’autant plus notable que la
période janvier - février - mars correspond à une période où les marchés étaient nerveux et en proie à une grande volatilité. Ces opérations sur les marchés expliqueraient en grande partie les
excellents résultats trimestriels des deux banques. JP Morgan a enregistré un bénéfice net en hausse de 57 % sur une an à 3,3 milliards de dollars. De son côté, Goldman Sachs a annoncé un
bénéfice doublé au premier trimestre à 3,3 milliards de dollars également.
De façon plus globale, les 14 plus grosses banques d’investissement ont annoncé un total de 78,8 milliards de
dollars de revenus sur les trois premiers mois de l’année. Soit leur meilleur résultat en trois ans.
Du côté des marchés financiers, la Fed commence à s'inquiéter de certaines bizarreries. Elle va par exemple déclencher une enquête pour déterminer si le Flash Trading et les
transactions robotisées (2/3 des transactions quotidiennes à Wall Street) pourraient avoir un impact sur la tendance.
Les machines génèrent automatiquement deux tiers des ordres exécutés sur le Nasdaq ou le NYSE... et la Fed se demande si
certains mastodontes bancaires dotés d'outils informatiques surpuissants et d'une puissance de frappe financière colossale n'auraient pas été tentés d'agir sur les cours à un moment ou un autre.
La FED feindrait-elle la naïveté ?
Pour information, début juillet, Goldman Sachs faisait intervenir le FBI et les services spéciaux pour enquêter sur le vol de logiciels experts par un des ses anciens salariés passé à la concurrence, un génie des mathématiques expérimentales et des logiciels quantiques.
Goldman Sachs affirmait que ce genre d'instruments tombant aux mains de personnes mal intentionnées pourrait
influencer les cours et déstabiliser les marchés. Il était bien entendu que jamais au grand jamais Goldman n'aurait pu céder à ce genre de tentation.
Peut-être la Fed considérera-t-elle bientôt que la saturation des carnets par des millions d'ordres automatisés qui déconnectent les cours de toute décision humaine est une évolution naturelle, logique et incontournable du marché : les machines règnent en maître, les gérants de SICAV et de fonds de pension ne font plus que la figuration en termes de volumes... Les équipes de trading commencent à déserter les maisons de courtage centenaires pour intégrer des structures de type hedge funds sur lesquels aucun organisme officiel n'a de pouvoir de régulation.
Après Blackwater, l'armée privée la plus puissante du monde, nous devrions rapidement faire connaissance de
: Blacktrader, l'armée d'automates de trading la plus féroce de l'univers.
Un bon petit court circuit dans tout ça et Hop ! Tout le monde sera calmé...
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